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PRIX de l’ENERGIE : des hausses qui ont un lourd impact social et nécessitent des réformes de fond

Par un communiqué national, la CLCV fait part de ses observations suites aux hausses des prix de l’électricité et du gaz annoncées par le gouvernement : plus 15% pour le tarif réglementé de vente du gaz en janvier 2023 et plus 15% pour celui de l’électricité en février.

Pour la CLCV :

– Ces hausses de prix appellent à des réformes de fond

– La CLCV contestera la hausse du tarif réglementé de l’électricité, y compris devant le juge administratif.

– La CLCV demande le maintien du tarif réglementé de vente du gaz.

– La CLCV demande une forte revalorisation du chèque Energie pour les personnes qui en bénéficient déjà et une extension aux couches moyennes du pays.

– Le gouvernement n’envisage pas de réforme structurelle. La libéralisation de l’énergie avait été effectuée sans consultation du public.

La CLCV demande une consultation du public pour qu’il dise s’il souhaite ou non que la fourniture d’énergie et la fixation des prix continue  à reposer sur les mécanismes du marché.

Communiqué national accessible sur le site https://www.clcv.org

Les rats ne sont pas inoffensifs

Les rats sont de plus en plus nombreux en ville. C’est un facteur d’inquiétude rappelé par l’Académie de Médecine dans un communiqué publié le 15 juillet 2022.

L’Académie de médecine estime que les rats sont dangereux pour la santé humaine.

Elle recommande aux maires de prendre rapidement des mesures de salubrité publique.

En effet, selon les experts de  l’académie, les risques de zoonoses bactériennes, virales et parasitaires encourues par les habitants des communes touchées par le fléau, sont réels.

Le rat  « reste une menace pour la santé humaine en raison des nombreuses zoonoses transmissibles par ses exoparasites, ses déjections, ses morsures ou ses griffures » explique l’Académie.

L’Académie de médecine rappelle que la peste bubonique, le typhus murin et la bartonellose sont transmis par la puce du rat. Les urines du rongeur peuvent aussi contaminer l’environnement par des leptospires qui provoquent la leptospirose. Les excréments du rat peuvent également contaminer la chaîne alimentaire par des salmonelles. Une morsure du rongeur peut inoculer une bactérie provoquant une septicémie rapidement mortelle. Le rat héberge également de nombreuses autres bactéries pathogènes pour l’Homme

Plusieurs zoonoses virales sont imputables aux rats : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (hantavirose), l’hépatite E et la chorioméningite lymphocytaire. Les rats peuvent aussi être porteurs asymptomatiques d’Orthopoxvirus. En France, ils sont aussi impliqués dans certaines zoonoses parasitaires et mycotiques (trichinellose, toxoplasmose, capillariose, cryptosporidiose, teigne).

Les mairies sont invitées à établir « un plan de propreté urbaine, rigoureux et pérenne » afin de supprimer les déchets alimentaires accessibles aux rongeurs. La voirie, les parcs et jardins devront être nettoyés et les ordures ménagères collectées.

Pour compléter, des campagnes de dératisation doivent être entreprises, à l’instigation des mairies, auprès des syndics de copropriété et des bailleurs.

Parallèlement à ces mesures, l’Académie recommande de procéder à des captures de rats d’égouts régulières afin de surveiller le portage d’agents pathogènes et de détecter d’éventuelles émergences.

ANNONCES IMMOBILIERES EN ILLE ET VILAINE: quelles informations obligatoires?

Depuis le 1er juillet, toutes les annonces de logements mis en location à titre de résidence principale, qu’elle émane d’un particulier ou d’un professionnel de l’immobilier, doivent contenir les informations suivantes :

  • Le montant du loyer mensuel, augmenté le cas échéant du complément de loyer et des charges récupérables, suivi de la mention « par mois » et, s’il y a lieu, de la mention « charges comprises ». Celles-ci peuvent respectivement être abrégiez en « /mois » et « CC »
  • Le montant des charges récupérables et leurs modalités de réglement inscrit dans le contrat de location et dans tous les cas les modalités de règlement desdites charges ;
  • Le montant du dépôt de garantie éventuellement exigé
  • Le cas échéant, le caractère meublé de la location 
  • Le cas échéant, les honoraires toutes taxes comprises du professionnel mis à la charge du locataire (uniquement si l’annonce est publiée par l’entremise d’un agent immobilier). 
  • Le cas échéant, le montant toutes taxes comprises des honoraires à la charge du locataire dus au titre de la réalisation de l’état des lieux 
  • La commune et, le cas échéant, l’arrondissement du logement 
  • La surface du bien loué exprimée en mètres carrés de surface habitable

DEFENDONS LE NUTRI-SCORE

Une pétition citoyenne a été lancée en mai dernier pour défendre Nutri-Score face aux attaques des lobbys qui essayent d’empêcher qu’il devienne obligatoire et qui tentent de le dénaturer au niveau national et de l’Europe.

La CLCV a décidé de soutenir cette pétition et de s’associer au Collectif de défense du Nutri-Score qui s’est constitué et qui est actuellement composé de 22 associations scientifiques (dont 2 européennes) et 8 associations de consommateurs/patients/ONGs.

Le logo nutritionnel Nutri-Score a été adopté en France par un arrêté interministériel le 31 octobre 2017 après une âpre bataille contre les lobbys agroalimentaires qui a duré près de 4 ans. Affiché sur la face avant des emballages des aliments, sa simplicité en fait un outil intuitif et compréhensible par tous pour reconnaitre les différences de composition nutritionnelle entre les produits et aider les consommateurs à orienter leurs choix vers des aliments de meilleure qualité nutritionnelle. Bien que simple d’interprétation il repose sur de nombreux travaux scientifiques qui ont démontré son efficacité et son intérêt pour les consommateurs et la santé publique. D’ailleurs, après la France, 6 autres pays ont également décidé de mettre en place le Nutri-Score : la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Espagne et la Suisse.

Bien qu’aucune firme agro-alimentaire n’y était favorable lorsqu’il a été proposé, dès 2014, par une équipe de recherche publique sans liens d’intérêt, c’est grâce aux travaux scientifiques et à la pression des scientifiques, des acteurs de santé, des associations de consommateurs, de nombreuses ONG et de multiples actions citoyennes, qu’aujourd’hui plus de 870 marques se sont finalement engagées à l’afficher. Mais comme il reste basé sur le volontariat des entreprises -compte-tenu d’une réglementation européenne qui empêche les états-membres de rendre obligatoire tout affichage d’un logo nutritionnel synthétique sur les aliments- de nombreux groupes agro-alimentaires continuent à s’y opposer et le combattre. C’est le cas notamment de Coca-Cola, Ferrero, Mars, Lactalis, Mondelez, Kraft et de beaucoup d’autres entreprises nationales et internationales.   

L’annonce récente par la Commission Européenne, dans le cadre de sa stratégie « Farm to Fork », d’un futur vote portant sur la mise en place d’un logo nutritionnel unique et obligatoire pour toute l’Europe avant la fin de 2022, a réveillé le lobbying, à la fois des industriels traditionnellement opposés à Nutri-Score mais également de certaines filières agricoles (fromages, charcuteries) avec derrière eux de grands groupes  industriels alimentaires (Lactalis, Savencia,…) qui ne souhaitent pas fournir aux consommateurs une réelle transparence sur la composition nutritionnelle de leurs produits.

Nous assistons aujourd’hui, en France et dans toute l’Europe, à un nouveau lobbying intense des acteurs économiques, relayé par de nombreux politiciens au niveau national et régional (souvent pour des raisons électoralistes) qui mettent tout en œuvre pour empêcher que Nutri-Score soit adopté en Europe comme le modèle unique et obligatoire utile aux citoyens ou qui tentent de le dénaturer pour protéger certaines filière (en proposant certaines exemptions de certains produits).

Conscients que l’alimentation joue un rôle majeur pour la santé et la prévention de nombreuses maladies, nous, signataires de cette tribune, représentant des milliers de scientifiques et professionnels des champs de la nutrition, de la santé publique, de la pédiatrie, de la cancérologie, des maladies cardio-vasculaires, de la diabétologie et de nombreuses autres disciplines médicales, associations de consommateurs et de patients et ONG actives dans le champ de la santé, exigeons que l’ensemble des consommateurs puissent connaître, grâce à l’affichage du Nutri-Score, la qualité nutritionnelle de TOUS les aliments, sans exception, afin de pouvoir orienter leurs choix de façon raisonnée, en toute connaissance de cause. Nous considérons que c’est un droit des consommateurs et un devoir des opérateurs économiques.
A une époque où les ressources sanitaires s’épuisent, la prévention primaire doit être une priorité absolue. L’amélioration de l’alimentation des citoyens est un levier de premier ordre pour prévenir les maladies, promouvoir la santé et éduquer les citoyens.

Nous demandons :
1) au gouvernement français et en particulier à ce nouveau ministère qui se veut non seulement de “la Santé” mais aussi de “la Prévention”, que tout soit mis en œuvre pour contrer l’action des lobbys qui visent au niveau national à torpiller Nutri-Score ou à le dénaturer,
2) au parlement européen d’adopter Nutri-Score comme le logo obligatoire pour l’Europe dès 2023, compte-tenu de ses bases scientifiques et de son intérêt démontré en termes de santé publique,
3) aux industriels qui aujourd’hui refusent d’afficher Nutri-Score de répondre à la demande des consommateurs qui demandent une vraie en transparence nutritionnelle, et d’afficher dès-à-présent (même s’il n’est pas encore obligatoire) le Nutri-Score sur leurs produits.

Face aux puissants lobbys, notre collectif de défense du Nutri-Score appelle les citoyens à se mobiliser et faire également entendre leurs voix pour peser dans le débat politique au niveau national et européen en signant la pétition « Stop aux lobbys qui essayent de dénaturer Nutri-Score et empêcher qu’il soit obligatoire » : https://chng.it/BghbbGMW

La santé de citoyens n’a pas de prix et la santé publique doit l’emporter sur la défense d’intérêts purement économiques !


COLLECTIF DE DEFENSE DU NUTRI-SCORE

Copropriétés: la loi prévoit le transfert de la propriété des canalisations de gaz au réseau public de distribution

Les copropriétaires ont jusqu’au 31 juillet 2023 pour demander (à GRDF) le transfert de leurs canalisations collectives de gaz (situées entre la vanne principale en pied d’immeuble et les différents compteurs individuels). Ces transferts de propriété sont effectués à titre gratuit.

Sans notification ou revendication de propriété, à partir du 1er août 2023, les copropriétaires sont réputés avoir accepté le transfert.

Si vous êtes concernés, questionnez votre syndic de copropriété.

Loi n° 2022-217 du 21 février 2022, art. 195.